mercredi 10 avril 2013

I Give It A Year


Depuis qu’ils se sont rencontrés dans une soirée, Nat, jeune femme ambitieuse, et Josh, apprenti romancier, nagent dans le bonheur, malgré leurs différences. Car si Josh est plutôt du genre intellectuel, Nat est une fonceuse. Ce qui ne les a pas empêchés d’être réunis par un coup de foudre réciproque. Leur mariage est idyllique, même si personne – de leurs proches à leurs amis, jusqu’au pasteur qui officie – ne croit qu’il pourra durer… Surtout quand l’ex-petite amie de Josh, Chloe, et le charmant client américain de Nat, Guy, s’en mêlent…

Alors que Josh et Nat s’apprêtent à fêter leur un an de mariage, aucun des deux ne veut être le premier à jeter l’éponge. Leur couple pourra-t-il résister aux pressions de toutes parts ?






Enfin une british comedy qui se sort les doigts du… «luc»! Amateurs de films subtils et d’humour fin, passez votre chemin. Ici, on rit gras, mais de bon cœur. I Give It A Year (ou Mariage à l’anglaise en version française) n’est d’ailleurs pas sans rappeler par moment une autre pitrerie licencieuse: le fameux Bridesmaids, le carton mérité de 2011 avec Kristen Wiig.

Pour son premier long-métrage, le trublion britannique Dan Mazer, orfèvre de la fantaisie trash et acolyte de Sacha Baron Cohen dans ses pantalonnades facétieuses Borat et The Dictator, s’attaque au registre de la comédie romantique sur les hauts et les bas de la vie matrimoniale avec un ton décalé, vachard et graveleux qui n’est pas pour nous déplaire. Dialogues savoureux (le témoin du marié en freestyle!), scènes particulièrement embarrassantes (le cadre photo numérique!), gags impayables en diable (les colombes!), l’auteur-réalisateur s’en donne à cœur joie et redonne par la même occasion un coup de frais à un genre éculé.

I Give It A Year table davantage sur la fraîcheur et la disponibilité de ses comédiens que sur l’originalité de son scénario avec son canevas narratif éprouvé. Le quatuor de comédiens Rose Byrne, Anna Faris, Simon Baker et Rafe Spall est particulièrement en forme. Mais c’est le truculent personnage campé par Stephen Merchant, le désopilant meilleur ami du marié, qui remporte les faveurs des spectateurs.

En substance, ce film est une sucrerie acidulée menée tambour battant qui conjugue la veine trash des comédies américaines avec l’inénarrable flegme britannique pour un résultat hilarant et folichon qu’on n’avait pas vu venir dans notre agenda des sorties ciné.

Note: ★★★
Critique: Professeur Grant

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