Disclosure Day

 




Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… révélation.

 


 

 

En regardant ‘Disclosure Day’, on remarque assez vite la volonté du réalisateur de renouer avec les thèmes qui ont marqué sa carrière — l’émerveillement, la quête de vérité et la rencontre avec l’inconnu — tout en leur donnant une tonalité plus mature et contemporaine. Les clins d’œil se multiplient d’ailleurs, pour le plus grand plaisir des cinéphiles. La mise en scène, énergique et maîtrisée, fait la part belle aux séquences spectaculaires et aux courses-poursuites haletantes. Ce n’est pas du même acabit que ‘War of the Worlds’ mais on s’en rapproche. La scène du camion de pompiers, notre préférée, restera assurément dans les annales.

Pour vendre ce nouveau long-métrage, Emily Blunt est sans conteste la carte maîtresse de cette production. L’actrice mobilise son intelligence et son talent pour délivrer une masterclass pleine de nuances dont on se souviendra longtemps. Josh O’Connor (vu récemment en tant que tennisman dans ‘Challengers’) est parfait dans un rôle qu’il habite pleinement.

Malheureusement, comme souvent dans le cinéma de Spielberg, les personnages secondaires peinent à trouver leur place. Eve Hewson (Marian dans ‘Robin Hood’) en fait les frais puisque son rôle passe tout bonnement à la trappe, ou presque, pendant le troisième acte. Elle fait presque de la figuration dans le dernier tiers, alors qu’elle a porté les deux premiers actes avec Josh O’Connor. C’est décevant !

La photographie et le travail sur les lumières embellissent les scènes extérieures les plus importantes, renforçant l’esthétique visuelle et conférant à ‘Disclosure Day’ un aura de blockbuster bien fignolé. On doit ce travail à Janusz Kaminski, autre fidèle de tonton Spielberg. Le chef op a d’ailleurs signé la photographie de bien d’autres succès du père de ‘E.T.’.

La mystérieuse et envoûtante musique de John Williams – qui sort de sa retraite comme on sort de la toilette – contribue fortement au sentiment d’émerveillement. Le compositeur n’a pas perdu de sa superbe.

Excellent à bien des égards, ‘Disclosure Day’ ne parvient toutefois pas à éviter quelques clichés scénaristiques (David Koepp veillait pourtant au grain), ainsi qu’une poignée d’effets spéciaux franchement discutables voire carrément inutiles.

Au final, Disclosure Day apparaît comme une œuvre ambitieuse et spectaculaire, forte d’une mise en scène solide et d’une exécution visuelle frôlant la perfection. Le cinéaste peine cependant à retomber sur ses deux pieds quand vient l'heure du clap de fin, rencontrant des difficultés à maintenir l’attachement émotionnel du public jusqu’au bout.

Note : 

Critique : Goupil


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