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lundi 1 janvier 2018

Bilan 2017 - le "Flop 5" du Professeur Grant

Après le « Top 10 », place au « Flop 5 » du Professeur Grant. Retour sur cinq déconvenues subies l’année dernière avec un dégommage en règle, comme il se doit.






1. The Mummy





« Mon Dieu que c’est mauvais ! », s’exclame-t-on après avoir vu le film. Pour bien comprendre, on est face au reboot de la reprise du décalque de la redite du remake du classique d’épouvante de 1932. Vous me suivez toujours ? Difficile d’apporter du neuf dans une tambouille qui a été cuite, recuite et rerecuite ad libitum. Le tâcheron Alex Kurtzman, lui, se contente de plagier en faisant un melting-pot de tout ce qu’il a vu dans les différentes versions antérieures. Sans grande originalité. Sans grande cohérence. Sans souci d’homogénéité. Bref, cette Momie 2017 est labellisée cent pour cent « sans » ! Et du coup, rien ne fonctionne. On a de l’action digne d’un volet de Mission Impossible, de l’humour pas drôle, des notes horrifiques aussi effrayantes qu’un épisode de Franklin la tortue, une intrigue et des scènes vues et revues des milliards de fois avec, çà et là, des rebondissements téléphonés et, in fine, une mise en scène répétitive qui n’impressionne guère.

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2. Kingsman: The Golden Circle





Voilà bien un blockbuster bas de gamme qui se vautre dans le ridicule avec une aisance qui frôle l’incompétence. Effets gratuits à gogo, mauvais goûts ad libitum mais aussi une incommensurable pauvreté scénaristique que le réal’ Matthew Vaughn tente bon gré mal gré de cacher par de l’esbroufe malvenue. Le storytelling est à ce titre calamiteux. Non contents d’enchaîner les incohérences et autres invraisemblances, les auteurs accumulent en outre les fausses bonnes idées (le mixer-cannibale, les chiens-robots…), lesquelles auraient pu fonctionner dans une bande dessinée, mais ne marchent pas du tout à l’écran. Là où le premier opus se voulait fun, le deuxième se montre tout simplement grotesque et répétitif. Risible comme toutes les scènes où apparaît Sir Elton John. Mais qu’est-ce qu’il lui a pris de signer pour ça ?

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Coming soon…



3. Valérian et la Cité des Mille Planètes





Handicapé par son casting raté, « Valérian » a du mal à tenir la distance car il se repose sur un script aux fondations branlantes. Si le premier tiers se déroule sans (trop d’) encombre, le film se ramasse par la suite et se traîne à mi-parcours, avant de totalement s’effondrer à la fin. Luc Besson a beau faire des efforts en termes de rythme et de montage, les faiblesses narratives s’avèrent tellement lourdes qu’il lui est impossible de maintenir l’intérêt du spectateur, alors plongé dans un état léthargique. Celui-ci pensait sans doute nous impressionner avec un scénario dont l’on voit le squelette et les parties manquantes à des kilomètres à la ronde… Quelle douce naïveté ! « Valérian » enchaîne des sursauts d’inventivité avec des gimmicks dispensables, passe du beau au moche sans ménagement, mélange le spectaculaire et le kitsch dans un même plan, mais aussi le virtuose et les niaiseries. En somme, le pire y côtoie le meilleur dans un salmigondis déroutant.

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4. Murder on the Orient Express





Aucune singularité, aucune surprise, aucun panache, aucun génie. En se reposant uniquement sur son casting, d’apparence flamboyante, Kenneth Branagh ne témoigne en réalité d’aucune ambition, qu’elle soit formelle ou narrative. Ce dernier ne parvient pas à transcender un récit poussif d’où n’émerge finalement aucun suspens, aucune tension, aucun mystère, soit un comble lorsqu’on s’attaque à une œuvre de la papesse du polar Agatha Christie. En substance, ce métrage impersonnel et sans relief a beau profiter d’une distribution clinquante et d’effets spéciaux bling-bling, il n’a finalement aucun éclat. Il subit de plein fouet un lourd déficit de charme et d’authenticité. Tout y est fade, terne et somme toute peu passionnant. Ce film de commande particulièrement laborieux peine à devenir le divertissement qu’il se croit être. Bref, un coup d’épée dans l’eau.

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5. Alien Covenant





« Alien : Covenant » est à la fois à l’image de ses créatures, hybride, et de ses personnages, creux. Un blockbuster improbable mis en boite par un cinéaste peu gêné de dispenser son implacable savoir-faire au service de la plus inepte des vacuités. On est à la fois rassuré de voir que Ridley Scott n’a rien perdu de sa superbe dans sa mise en scène ou dans ses fulgurances gores et terriblement désappointé d’avoir été baladé par un scénario paresseux et bidon qui n’a rien pu tirer des promesses faites à la fin de « Prometheus », prequel ambitieux et frustrant pour le spectateur, qui laissait énormément de questions ouvertes. Ce sentiment mitigé domine. Ce « Covenant » multiplie en outre les incohérences avec la saga et les invraisemblances grotesques. A tel point que l’univers « Alien » semble ne plus détenir aucun secret et ne plus reposer sur aucune base logique.

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